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La Constitution de 1848 face au risque de césarisme
Anne Girolletsubject
[SHS.DROIT] Humanities and Social Sciences/Lawmonocamérisme[ SHS.HIST ] Humanities and Social Sciences/HistoryIIe Républiquecoup d'Etat de 1851Constitution de 1848révision de la ConstitutionRépublique sans républicains[ SHS.DROIT ] Humanities and Social Sciences/Lawcésarismeindépendance des pouvoirs[SHS.DROIT]Humanities and Social Sciences/LawPrésident de la République[SHS.HIST] Humanities and Social Sciences/Historysuffrage universel direct[SHS.HIST]Humanities and Social Sciences/Historydescription
International audience; La Constitution de 1848 est-elle l'une des causes majeures du coup d'État du 2 décembre 1851 ? L'analyse des débats montre pourtant la volonté d'éviter tout retour au césarisme, et ce, dès la commission de la Constitution qui présente le 19 juin 1848 un projet préliminaire. Les constituants entendent fonder une République démocratique, stable, susceptible de rivaliser avec les puissances étrangères, en établissant des pouvoirs forts qui émanent du peuple Cependant, la confiance absolue donnée à la démocratie occulte le risque d'une République sans républicains. Le régime politique mis en place suit une logique propre répondant à la volonté de concilier la nécessité d'un État fort et celle d'éviter les abus de pouvoir, aussi bien de l'exécutif que du législatif. Les dispositions constitutionnelles ont échoué. Cependant, si l'élection au suffrage universel direct du président de la République ou la difficile révision de la Constitution, ou encore les autres dispositions, ont été accusées d'être à l'origine du coup d'État, le manque de lucidité des républicains (malgré les avertissements) et de combativité ont également participé à sa faisabilité. Le coup d'État est issu d'une succession d'événements et n'est pas le fait d'un seul homme.
| year | journal | country | edition | language |
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| 2001-11-28 |