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«1912, l'affaire Bonnot : les effets contradictoires d'une crise sécuritaire sur les polices et la gendarmerie»

Laurent Lopez

subject

Affaire Bonnotcoopération policièrepolice judiciaire[ SHS.HIST ] Humanities and Social Sciences/History[SHS.HIST] Humanities and Social Sciences/Historypolicescriminalité[SHS.HIST]Humanities and Social Sciences/Historygendarmeriepolice politique

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Article en ligne. Consultable : URL : http://socio-logos.revues.org/document521.html; À la veille du premier conflit mondial, la poursuite de malfaiteurs motorisés mobilisa l'ensemble des forces de l'ordre dont disposait alors la République. Si, en avril-mai 1912, les meneurs de la « bande à Bonnot » sont tués et stoppe la course des « bandits tragiques », ces morts ne marquent pas le terme de l'affaire pour les policiers et les gendarmes. Les pouvoirs publics ne peuvent accepter le renouvellement d'une telle crise sécuritaire, dont la durée s'expliquerait par les disfonctionnements des relations entre composantes de la force publique. L'organisation de la police judiciaire est sur la sellette. Plusieurs réformes structurelles et fonctionnelles touchent les services civils de police. La gendarmerie, de son côté, se singularise par son inertie. Les conséquences de cette crise sécuritaire sur les professions policières permettent d'observer leurs interactions et de s'interroger sur la réalité de l'expression « guerre des polices ». Cet épisode rend également sensible la façon dont les questions de sécurité publique dans le débat politique sont informées par le contexte criminel – sous la Troisième République déjà – mais aussi par des enjeux policiers internes.

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00256767