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RESEARCH PRODUCT

Les stratégies de conversion touristique des stades d’eau vive olympiques

Antoine Marsac

subject

Social Sciences and Humanitiesvilles hôtesmétropolisationSciences Humaines et SocialesGeneral MedicineconversionSEVslalom

description

Cet article analyse l’implantation de sites olympiques — les stades d’eau vive (SEV) — comme un enjeu stratégique pour développer le tourisme urbain. Il s’agit d’étudier comment ces équipements conçus à l’origine pour le slalom, discipline apparue aux Jeux olympiques (JO) en 1972 puis réintroduite à partir de 1992, sont réutilisés pour l’accueil du public. J’analyserai les jeux d’acteurs autour de la reconversion de ces équipements en lieu touristique pour comprendre comment la délocalisation de ces sites a engendré une fréquentation des périphéries métropolitaines. L’objectif consiste à appréhender les phénomènes qui participent à leur mise en tourisme. Des études de cas (Yin, 2003) de quatre SEV des JO de Munich (1972), Sydney (2000), Athènes (2004) et Londres (2012) servent d’appui à la recherche. L’étude d’un corpus d’articles issus de la presse spécialisée complète le traitement d’archives du Comité international olympique (CIO) et de la Fédération internationale de canoë. Lors de la candidature des villes hôtes, les élus se servent des SEV pour accroître la notoriété des métropoles. Loin de s’aligner sur un modèle unique, l’examen des stratégies de développement territorial montre combien la question du devenir des installations olympiques reste tenace dans l’optique d’un avantage métropolitain (Halbert, 2009) vis-à-vis des sites délocalisés.

10.7202/1036720arhttps://doi.org/10.7202/1036720ar