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Les exilés et l'enseignement de l'espagnol en France
Jean-stéphane Duransubject
Paris[SHS.LITT]Humanities and Social Sciences/Literature[SHS.EDU]Humanities and Social Sciences/Education[SHS.EDU] Humanities and Social Sciences/Educationvolume 4ISBN 2-35260-33-2Education[SHS]Humanities and Social Sciences[SHS.LITT] Humanities and Social Sciences/LiteratureFlorenceEtudes culturelles hispaniquesIndigorepublican's refugeesMigrations et CreátionsÉtudesÉtudes romanesp39-54Pascale (dirs)Exil républicainEspagne contemporaineTexte publié in D'Olivierspanishes culturals studiesExils2008spanish's exilBudillon-Puma[SHS.HIST] Humanities and Social Sciences/History[SHS] Humanities and Social Sciences[SHS.HIST]Humanities and Social Sciences/Historydescription
International audience; Au moment où la France accorde l’asile au demi million d’Espagnols qui fuient Franco, la langue espagnole n’intéressait qu’une minorité restreinte d’élèves. Au début des années cinquante, alors que l’anglais et même l’allemand connaissaient les faveurs accrues de la jeunesse, l’espagnol continuait de végéter au sein d’un système éducatif où rien n’était entrepris pour le rendre plus attractif. Au cours des années qui suivirent, l’arrivée au lycée des enfants des exilés républicains, et d’une façon plus localisée, le souvenir du rôle joué par les républicains-résistants dans la libération des certaines villes du sud, modifièrent sensiblement cette situation. Les descendants des émigrants « économiques » qui traversèrent les Pyrénées dans les années soixante, entretinrent par à-coups successifs cette dynamique. L’espagnol devenait parallèlement cette « langue de boniches » dont l’apparente facilité aller lui valoir un succès sans précédent auprès des premières générations massivement admises dans le secondaire et le supérieur. Entre temps, d’anciens intellectuels républicains et des jeunes issus de ce premier exil accédaient, respectivement, aux instances dirigeantes de la pédagogie nationale et au professorat. L’image de l’Espagne et le type de culture transmis, dès lors, aux nouvelles générations françaises en portaient les stigmates. García Lorca devenait la figure emblématique de cet enseignement, tant par la génialité de son oeuvre que par sa qualité de martyr du franquisme. Les vagues successives de migrations d’Espagnols en France ont indéniablement permis à l’hispanisme d’atteindre, au sein du système éducatif de la République, un succès aussi inespéré que sans commune mesure avec celui qu’il a pu rencontrer dans d’autres pays européens, tout en ne donnant pas forcément une vision très positive et optimiste de leur société d’origine.
| year | journal | country | edition | language |
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| 2006-04-16 |