6533b86ffe1ef96bd12ce4de

RESEARCH PRODUCT

Les variétés de melon résistantes à la fusariose favorisent-elles dans leur rhizosphère la multiplication de souches pathogènes agressives ?

Arnaud Baraton

subject

[SDV] Life Sciences [q-bio][SDE] Environmental Sciencessouche agressivefusarium oxysporum[SDV]Life Sciences [q-bio]colonisation racinaire[SDE]Environmental Sciencesmelon[SDV.BV]Life Sciences [q-bio]/Vegetal Biology[SDV.BV] Life Sciences [q-bio]/Vegetal Biologyrhizosphèref.sp. melonis (forme spéciale)agent pathogène

description

http://prodinra.inra.fr/record/270428 SPE IPM CT2 (vu AB); Master; Au sein de l’espèce Fusarium oxysporum, champignon tellurique, il existe des souches pathogènes et des souches non pathogènes. Parmi les espèces phytopathogènes, il existe 120 formes spéciales, chacune caractéristique de l’espèce qu’elles infectent. La forme spéciale melonis colonise les racines du melon et s’installe dans le système vasculaire provoquant un jaunissement et un flétrissement des parties aériennes. Ces dix dernières années, malgré l’utilisation de variétés partiellement résistantes, on assiste à une augmentation de l’incidence et de la gravité de la fusariose du melon, les souches isolées étant de plus en plus agressives. Le sujet de cette étude pose le problème de l’érosion de la résistance polygénique. Nous nous proposons de vérifier si la rhizosphère favorise la multiplication et l’émergence des souches agressives de Fusarium oxysporum f. sp. melonis (race 1-2). Pour éprouver cette hypothèse, la dynamique de population de deux souches pathogènes et d’une souche non pathogène est suivie, par la technique de suspensiondilution, dans un sol nu et dans la rhizosphère de deux variétés de melon. Les deux souches pathogènes choisies ont un niveau d’agressivité différent, une des deux souches, récemment isolée, étant plus agressive. Les deux variétés de melon ont un niveau de résistance différent à la race 1-2 (sensible ou partiellement résistante). La colonisation des racines des plantes sensibles et partiellement résistantes est également quantifiée par PCR quantitative. De nombreuses difficultés ont été rencontrées pour quantifier les trois souches dans la rhizosphère des plantes et les résultats obtenus ne permettent pas de confirmer ou d’infirmer l’hypothèse. Des optimisations du protocole sont proposées mais les limites de la technique de suspensions dilutions sont soulignées. Le développement d’un outil moléculaire (SCAR) permettrait de palier les difficultés rencontrées et de quantifier précisément le développement des souches.

https://hal.inrae.fr/hal-02807933