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Salomon Reinach et George Balagny : sur un épisode méconnu de l’histoire de la photographie française

Hervé Duchêne

subject

History19e siècleMéthodologie[ SHS.HIST ] Humanities and Social Sciences/Historyarchéologiescience de l'AntiquitéArchéologie et histoiremedia_common.quotation_subjectHBArttransfert culturelFouilles archéologiquesLumièreshistoire de l'enseignement[SHS.HIST] Humanities and Social Sciences/HistoryorientalismepatrimoineHIS00000020e sièclehistoriographieMélanges et hommages[SHS.HIST]Humanities and Social Sciences/HistoryComputingMilieux_MISCELLANEOUSmedia_common

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Bien qu’excellent dessinateur, Salomon Reinach (1858-1932) se montra plein de curiosité pour la photographie, la nouvelle technologie de son temps. Dès son arrivée à l’École française d’Athènes en 1877, il s’initie à l’art de photographier. Devenu secrétaire de la commission archéologique de Tunisie, il fait l’expérience, au cours de ses campagnes de fouilles (1883-1885), d’un procédé nouveau mis au point par George Balgany (1837-1919) : l’utilisation d’un “papier porte-pellicule” destiné à remplacer les plaques de verre. La correspondance inédite échangée entre le photographe et le savant – aujourd’hui conservée à la bibliothèque Méjanes (Aix-en-Provence) – permet de suivre l’histoire de cette expérimentation dans le Sud de la Tunisie et à Carthage. Ces lettres sont ici mises en relation avec les photographies obtenues par Reinach en Tunisie selon ce procédé et conservées dans plusieurs institutions parisiennes. L’invention de Balagny était pionnière, mais non exempte de défauts. Elle dut affronter, dès 1885, une redoutable et mortelle compétition : le film photographique.

https://doi.org/10.4000/books.ausonius.5954