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RESEARCH PRODUCT

Quo vadis, CIUTI?

Martin Forstner

subject

NGOstranslation politicsLinguistics and LanguageSocial Sciences and Humanitiespolitique de la traductionmondialisationSciences Humaines et SocialesCIUTIONGinternational associationglobalizationLanguage and Linguisticsassociation internationale

description

Le présent article retrace le cheminement de la CIUTI depuis 50 ans, c’est-à-dire son développement en une organisation réputée ayant à son actif 40 membres en Europe et dans le monde. À ses débuts, la CIUTI avait certes comme but essentiel la promotion de la coopération entre ses membres (mobilité des étudiants et des enseignants, échange de connaissances), mais son autre objectif était de promouvoir la traductologie dans les universités en tant que discipline à part entière. L’auteur affirme qu’être membre de la CIUTI a une valeur symbolique qui confère, de ce fait, un capital social valorisant, sur les plans national et international, notamment en ce qui concerne le classement des instituts. En 1994, la CIUTI est devenue une association internationale régie par la loi belge ; en tant que telle, la CIUTI a voulu jouer son rôle en matière de formation afin d’influencer la politique langagière et traductionnelle européenne, en collaboration avec d’autres organisations internationales. Ses actions ont été facilitées par le fait que la CIUTI a aussi été déclarée ONG à Genève en 2003. Cependant, selon l’auteur, le développement interne de la CIUTI n’a pas suivi le même rythme que le rayonnement externe, indéniable, que cette association a connu et connaît encore en tant qu’important acteur international. Aussi, des modifications de la structure décisionnelle seront nécessaires, ainsi que la mise à disposition de moyens financiers liée à l’attribution de plus de pouvoir au Conseil de la CIUTI, de manière à permettre la mise en place d’une gestion professionnelle et efficace des affaires publiques. Une décision délicate incombe à la CIUTI : soit continuer à suivre le chemin déjà tracé et éviter toute forme de risque, soit prendre une voie nouvelle et accepter son rôle en tant qu’acteur clé dans notre ère de mondialisation.

https://doi.org/10.7202/1012737ar