6533b7d2fe1ef96bd125deb8
RESEARCH PRODUCT
La définition de la nation par la dialectique de la nationalité et de la citoyenneté dans les colonies françaises du XIXe siècle
Anne Girolletsubject
[SHS.DROIT] Humanities and Social Sciences/Lawabolition de l'esclavagenationCode noirNationalitésuffrage universel[ SHS.DROIT ] Humanities and Social Sciences/LawLa Réuniondroit de vote[SHS.DROIT]Humanities and Social Sciences/LawSénégalindigèneÉtablissements français de l'IndecoloniesMartiniqueXIXe siècleégalité civileGuadeloupeassimilationreprésentationCode de l'indigénatcitoyen« renonçants »naturalisationégalité politiqueFrançaisAlgériestatut personnelesclaveaffranchicitoyennetéGuyanedescription
Nationalité et citoyenneté sont deux notions souvent confondues au XIXe siècle, en raison de l'utilisation du mot « citoyen » indifféremment pour désigner l'homme de la cité, le national ou le titulaire des droits politiques. Cette confusion se retrouve en particulier dans les textes régissant les statuts des habitants des colonies ; or, c'est par leur élaboration que s'est opérée la distinction : les colonisés sont des nationaux, mais tous ne sont pas citoyens. L'assimilation juridique dépend en réalité du jugement porté sur l'évaluation du degré de rattachement des colonisés aux valeurs métropolitaines et suppose une égale aptitude à vivre sous les mêmes lois. Il repose en outre sur une vision paternaliste de la métropole qui veut amener les colonies à lui ressembler. C'est donc uniquement si les colonisés sont jugés assimilables culturellement que l'égalité, au cas par cas, leur est accordée. Si les habitants des quatre vieilles colonies – Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion – sont assimilés à la nation souveraine, une sélection s'est opérée pour ceux des colonies maintenant le statut personnel.
| year | journal | country | edition | language |
|---|---|---|---|---|
| 2009-01-01 |